Séparation des Beatles et Fake news

 

 

Le 10 avril marque le cinquantième anniversaire et l’officialisation de la séparation des Beatles. Il est utile de préciser qu’ils étaient séparés, de fait depuis la fin septembre 1969. C’est John qui voulait un divorce, mais Allen Klein, (cet homme d’affaires New-Yorkais, était devenu le manager de John, George et Ringo) était chargé de renégocier le renouvellement du contrat du groupe avec EMI jusqu’en 1976 et du rehaussement du montant de leurs royalties, alors Lennon a gardé le silence. Le 17 avril 1970, le premier album de Paul McCartney était programmé pour sortir. Le disque Let It Be sera publié le 8 mai 1970 et le film sortira le 13 mai. Apple voulait repousser la commercialisation du premier album de Paul pour ne pas provoquer de concurrence entre son disque et la dernière œuvre collective des Beatles a être commercialisée

 

Furieux, McCartney s’est battu pour maintenir la date de sortie son premier album solo en traitant Apple (son propre label) de salopards. Les exemplaires destinés à la presse, le 9 avril, comportaient une auto-interview dont voici des extraits…

 

 

 

 

 

 


Q: "Did you miss the other Beatles and George Martin? Was there a moment when you thought, 'I wish Ringo were here for this break?'" Est-que les autres Beatles et George Martin vous ont-ils manqués ? Vous êtes-vous dit à un moment, j’aimerais que Ringo soit là pour ce break de batterie?

 

PAUL: "No." / Non

 

Q: "(….) will you do another?" / Ferez-vous un autre album solo ?

 

PAUL: "… I will continue to do what I want, when I want to." / Je continerai à faire ce que je veux, quand je veux.

 

 

 

 

Q: "Are you planning a new album or single with the Beatles?" Avez-vous un autre projet de single ou d’album ou avec Les Beatles ?
PAUL: "No." Non

 

Q: "Is your break with the Beatles temporary or permanent, due to personal differences or musical ones?" Votre rupture avec les Beatles est-elle temporaire ou permanente, les causes sont-elles à des différences personnelles ou musicales ?

 

PAUL: "Personal differences, business differences, musical differences (…)Temporary or permanent? I don't really know." Différences personnelles, business et musicales (…) Temporaire ou permanente, je ne sais pas vraiment.

 

Q: "Do you foresee a time when Lennon-McCartney becomes an active songwriting partnership again?" Envisagez-vous que le partenariat d’écriture Lennon-McCartney puisse être actif à nouveau ?

 

PAUL: "No." Non
(…)

 

PAUL: "I love John, and respect what he does - it doesn't really give me any pleasure." J’aime John et respecte ce qu’il fait, mais cela ne me procure plus de plaisir.
Paul ainsi mettait fait définitivement à l’histoire du plus grand groupe que le monde n’ait jamais connu.
I

nterview complète ici http://www.beatlesinterviews.org/db1970.0417.beatles.html

 

 

 

 



C’est l’occasion de tordre ici le cou à une rumeur répétée dans des articles qui reviennent sur cette période et qui prétendent que la première fois que la discographie des Beatles a fait son apparition sur CD en 1987, il s’agissait de vulgaires transferts à partir de vinyles !

 

Comment peut-on, une fraction de seconde imaginer que la plus grande maison de disques au monde puisse permette une telle manipulation digne des plus petits labels ? Comment imaginer que Paul, George, Ringo, George Martin et Yoko Ono au nom de John Lennon acceptent de commercialiser un produit médiocre ?

Eux qui ont toujours visé l’excellence et être des innovateurs ? Chaque réédition des disques des Beatles fait l’objet d’un travail méticuleux. Les équipes chargées de ces rééditions par Apple prennent le plus grand soin à repartir des masters qu’EMI garde comme un trésor dans un coffre bien gardé. Ceux qui propagent cette ridicule rumeur ne font que démontrer, leur ignorance, leur bêtise, leur sottise. En 1987, toute la presse et les médias étaient unanimes pour saluer la brillance de cette nouvelle version, les Beatles dans leur splendeur retrouvée. Mais voilà, à l’époque les CD, pour faire simple, n’offraient une résolution sonore que de 16 bits. Ce qui donne un son un peu métallique et froid que les audiophiles ont reproché au CD par rapport aux vinyles (en oubliant la fragilité de ce support, bruit de surface, craquements, rayures, poussières etc…) Chaque fois que la technologie a fait des progrès, les CD actuels permettent une écoute en 24 bit, les Beatles bénéficient d’une réédition comme en 2009, en mono, puis en stéréo et maintenant lors des coffrets célébrant leurs plus grands disques.
Donc voilà qui est dit
 

 

 

 

 

 

 

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